OURS LOUP LYNX BIOLOGIE
Posté le 28.02.2008 par thewolf

En été
Le régime alimentaire estival est beaucoup plus varié qu’en hiver, la contribution des castors, lièvres à raquette et jeunes ongulés étant significative. Cependant, les ongulés composent toujours plus de 75 % de la biomasse des proies consommées en été (Ballard et al. 1987 ; Fuller 1989b).
Dans le Minnesota, lorsque les castors et les lièvres à raquette deviennent des proies importantes, la dépendance alimentaire des loups vis-à-vis des cerfs passe de 90 % en hiver à 68 % en été (Fuller 1989b). Au Québec, la composition du cerf dans le régime alimentaire chute de 81% en hiver à 14 % en été, la proportion d’élans consommés augmentant proportionnellement (Potvin et al 1988). Fritts et Mech (1981) ont décrit un schéma alimentaire similaire dans le nord-ouest du Minnesota.
Dans de nombreuses régions, les jeunes ongulés sont des proies particulièrement importantes en été. Ainsi, dans le Parc National de l’Isle Royale (Grands Lacs), les restes des jeunes élans étaient 6 fois plus fréquents dans les fèces analysées que les restes d’adultes (Peterson 1977).
Le castor devient parfois la proie la plus fréquemment retrouvée dans les crottes de loups. Dans le centre-nord du Minnesota, le rongeur fournit 16% de la biomasse consommée par le loup en avril et mai (Fuller 1989b) ; dans le Parc National de l’Isle Royale, ce chiffre est de 11 % en été.
Sur l’île Ellesmere, le lièvre arctique est la proie la plus fréquente en été (Mech 1995c).
En Eurasie
A travers l’Eurasie, l’habitat naturel du loup et de ses proies est bien souvent fragmenté et détruit par les activités humaines. De nombreuses proies natives ont ainsi été exterminées ; selon Okarma (1995), la diversité des proies natives a chuté de cinq ou six espèces à seulement une ou deux. Dans les régions les plus très altérées par les hommes, les loups ont été forcés de s’en prendre au bétail et de fouiller les poubelles.
Les ongulés sauvages importants pour le loup en Eurasie sont l’élan, le cerf, le chevreuil et le sanglier. D’autres espèces, localement abondantes, sont aussi prédatées par le loup : le renne sauvage, le bison européen, le mouflon, l’antilope saïga, le chamois, le bouquetin, le daim, les chèvres montagneuses ou encore le cerf musqué.
Dans les zones boréales de Scandinavie, l’élan est la proie principale dans les zones forestières ; le chevreuil est également important dans les régions agricoles. Dans la toundra sibérienne, le renne sauvage est la proie principale.
Dans les forêts tempérées, le sanglier, lorsqu’il est abondant, est une proie de choix. Près de la Mer Caspienne, il intervient d’ailleurs dans 2/3 environ du régime alimentaire du loup (Litvinov 1981). En Italie, dans les Apennins, l’expansion récente du loup a coïncidé avec celle des sangliers, lesquels constituent 12 à 52 % du régime alimentaire lupin (Ciucci et Boitani 1998a).
Le cerf élaphe est une proie communément tuée dans les régions de forêts mixtes et de feuillus. Dans le Parc National de Bialowieza, en Pologne, il est la première proie des loups, suivi par le chevreuil et le sanglier (Reig et Jedrzejewski 1998 ; Jedrzejewski et al. 2000).
En Estrémadure et en Sierra Morana, montagnes méridionales de l’Espagne, le sanglier et le cerf sont les proies les plus importantes. Dans les monts Cantabriques, toujours en Espagne, les crottes récoltées dans la Sierra de Invernadeiro contenaient le plus fréquemment des restes de chevreuil (Guitian et al. 1979). Dans le nord des Apennins, Italie, le sanglier et le chevreuil sont généralement les proies principales, suivis du cerf et d’espèces localement disponibles comme le mouflon et le daim (Mattioli et al. 1995, Meriggi et al. 1996).
En Inde et en Chine, les loups vivent fréquemment sur des aliments d’origine humaine (poubelles, bétail...) ; en effet, en Inde par exemple, rares sont les proies sauvages disponibles en dehors de quelques parcs ou réserves naturelles. Dans certaines zones restreintes, les loups subsistent toutefois presque exclusivement grâce aux ongulés sauvages. Dans le Parc National de Velavadar, Inde, l’antilope cervicapre constitue 88% de la biomasse consommée par les loups.
Dans certaines régions, le loup peut se nourrir de petites proies telles que le castor ou le lièvre. Cependant, le castor européen est une proie de moindre importance pour le loup européen que ne l’est le castor américain pour les loups du Nouveau Monde. Toutefois, en Ukraine, le castor est la seconde proie consommée après le cerf (Tkachenko 1995). Les lièvres, quant à eux, étaient inclus dans le régime alimentaire du loup dans 22 études effectuées en Eurasie. Dans les régions eurasiennes de toundra et de taïga, lorsque la disponibilité en ongulés est relativement faible, le lièvre variable peut être une des proies principales (Okarma 1995). Les lièvres sont plus importants dans le régime alimentaire estival, quand ils sont le plus disponibles et lorsque les ongulés sont moins vulnérables.
Les loups du sud de l’Eurasie se nourrissent de végétaux plus intensément que ceux d’Amérique du Nord. Cela est peut être du à une disponibilité en fruits plus importante. Cerises, baies, pommes, poires, figues, prunes, raisin, melon et melon d’eau ont été trouvés dans des fèces de loup ! Les graminées également apparaissent dans les crottes de loups américains comme eurasiens, avec une fréquence de 14 à 43%. Il est possible que l’ingestion de graminées favorise le vomissement afin de débarrasser les intestins des parasites ou l’estomac des poils gênant le passage de la nourriture. Les graminées peuvent être également une source de vitamines (Mech 1970 ; Kelly 1991).
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:: Les commentaires des internautes
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Posté par
mel le 28.02.2008
Et sans castor on se serait tous noyés dans un délige hihi
Bisous
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Posté par
loukristie le 28.02.2008
Merci de tout ce savoir partagé.
Je viens prendre chaque jour ma leçon de nature...
Bisous.
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